Dans le monde du Poker Texas Hold'em, il y a les joueurs qu'on connaît, Patrick Bruel, et les joueurs qu'on redoute, Robert Hairabedian. Hairabe… qui ? C'est un ancien judoka international qui fait trembler les meilleurs joueurs du pays. L'itinéraire de ce Marseillais, 54 ans, n'est pas banal. Membre du prestigieux Racing Club de France de judo, qui a vu passer les Bouras, Coche, Nowak et Parisi, Roger Hairabedian s'est frotté aux cadors du judo européen, avant de se frotter à la… fédération française.
Dans le monde du Poker Texas Hold'em, il y a les joueurs qu'on connaît, Patrick Bruel, et les joueurs qu'on redoute, Robert Hairabedian. Hairabe… qui ? C'est un ancien judoka international qui fait trembler les meilleurs joueurs du pays. L'itinéraire de ce Marseillais, 54 ans, n'est pas banal. Membre du prestigieux Racing Club de France de judo, qui a vu passer les Bouras, Coche, Nowak et Parisi, Roger Hairabedian s'est frotté aux cadors du judo européen, avant de se frotter à la… fédération française.
"Vu qu'on n'avait ni salaire, ni couverture sociale, se souvient le Marseillais, j'avais demandé aux membres de l'équipe de France de faire grève." Au début des années 80, victime de surcroît d'une blessure, cet ex-champion d'Europe par équipe tourne la page. Et passe des tatamis aux cagettes. Autrement dit, du judo aux fruits et légumes. À Bandol, il décide d'ouvrir un magasin. Et un jour, au coin d'une rue, à deux pas de ce commerce, il se lance dans sa première partie de poker fermé ou traditionnel.
"Là aussi, il y avait un esprit de compétition. Je me suis dit que ça allait remplacer le judo." Mais si sur les tatamis, il ne gagnait pas d'argent, avec les cartes, il en perd. 100000francs de l'époque. "J'ai perdu parce que j'étais débutant mais je m'y suis mis sérieusement." Et près de deux ans plus tard, ses gains sont multipliés par dix. Désormais, son jeu est brillant. Un jeu qui lui vaut un surnom qu'il promène toujours sur les tables de Hold'em : Terminator !
"Il faut dire qu'à l'époque, j'avais un physique athlétique. J'étais résistant, voilà pourquoi on m'a donné ce surnom." Mais Roger a une autre caractéristique: il attaque. Et en bon Marseillais, contrairement à ce qu'on apprend aux enfants, il parle à table. Sans cesse. Dans un milieu où pourtant le silence est roi. "C'est vrai, je parle beaucoup, je peux dominer les adversaires en leur disant qu'ils ne savent pas jouer."
Roger est même capable de lancer à la volée qu'il a des cartes d'enfer. "À Monaco, j'annonce à un adversaire que j'ai du jeu. Il ne me croit pas." Roger abat alors trois rois et ramasse la mise. La confiance est son meilleur allié. Au fil des années, Terminator gravit les échelons et accomplit des performances ahurissantes: quatre jours consécutifs sans cesser de jouer. "Je ne bois pas, je ne fume pas, j'ai la santé. Je peux tenir."
Aujourd'hui, il talonne le numéro 1 au classement national, le Lorrain Bertrand Grospellier. Pourtant, contrairement aux autres, le Marseillais n'a aucun soutien. Ni team, ni sponsor. Ce qui ne l'empêche pas de s'asseoir aux plus prestigieuses tables. À côté de Denzel Washington, James Wood ou Boris Becker. "Si ça m'impressionne ? Mais ce sont eux qui sont impressionnés de jouer à côté d'un professionnel !"
Mieux, Roger s'est fait "donner" les clefs, par la famille Bauchet, du prestigieux Casino Es Saadi à Marrakech où il joue et organise des tournois : le Marrakech Open Poker qui débute aujourd'hui (jusqu'au 21), puis un championnat du monde en octobre. "Ici, c'est féerique, les conditions de jeu sont aussi bonnes qu'à Las Vegas". Mais au fait, combien gagne-t-on au poker ? Au seul Tournoi de Paris, Roger a empoché 400 000 €. Et avec ça, vous voulez continuer le judo ? "Vu qu'on n'avait ni salaire, ni couverture sociale, se souvient le Marseillais, j'avais demandé aux membres de l'équipe de France de faire grève." Au début des années 80, victime de surcroît d'une blessure, cet ex-champion d'Europe par équipe tourne la page. Et passe des tatamis aux cagettes. Autrement dit, du judo aux fruits et légumes. À Bandol, il décide d'ouvrir un magasin. Et un jour, au coin d'une rue, à deux pas de ce commerce, il se lance dans sa première partie de poker fermé ou traditionnel.
"Là aussi, il y avait un esprit de compétition. Je me suis dit que ça allait remplacer le judo." Mais si sur les tatamis, il ne gagnait pas d'argent, avec les cartes, il en perd. 100000francs de l'époque. "J'ai perdu parce que j'étais débutant mais je m'y suis mis sérieusement." Et près de deux ans plus tard, ses gains sont multipliés par dix. Désormais, son jeu est brillant. Un jeu qui lui vaut un surnom qu'il promène toujours sur les tables de Hold'em : Terminator !
"Il faut dire qu'à l'époque, j'avais un physique athlétique. J'étais résistant, voilà pourquoi on m'a donné ce surnom." Mais Roger a une autre caractéristique: il attaque. Et en bon Marseillais, contrairement à ce qu'on apprend aux enfants, il parle à table. Sans cesse. Dans un milieu où pourtant le silence est roi. "C'est vrai, je parle beaucoup, je peux dominer les adversaires en leur disant qu'ils ne savent pas jouer."
Roger est même capable de lancer à la volée qu'il a des cartes d'enfer. "À Monaco, j'annonce à un adversaire que j'ai du jeu. Il ne me croit pas." Roger abat alors trois rois et ramasse la mise. La confiance est son meilleur allié. Au fil des années, Terminator gravit les échelons et accomplit des performances ahurissantes: quatre jours consécutifs sans cesser de jouer. "Je ne bois pas, je ne fume pas, j'ai la santé. Je peux tenir."
Aujourd'hui, il talonne le numéro 1 au classement national, le Lorrain Bertrand Grospellier. Pourtant, contrairement aux autres, le Marseillais n'a aucun soutien. Ni team, ni sponsor. Ce qui ne l'empêche pas de s'asseoir aux plus prestigieuses tables. À côté de Denzel Washington, James Wood ou Boris Becker. "Si ça m'impressionne ? Mais ce sont eux qui sont impressionnés de jouer à côté d'un professionnel !"
